1. LO, pas LOGIN
L’étudiant s’appelle Charley Kline. Il travaille sous la direction du professeur Leonard Kleinrock. Son but : se connecter à un ordinateur du Stanford Research Institute, à environ 560 km de là.
Il tape un L. Puis un O. Au G, l’ordinateur de Stanford plante.
Le premier message de l’histoire du réseau est donc « LO ». Une coïncidence amusante : on y entend le « lo and behold » anglais, qui veut dire « voilà ».
2. Un coup de fil pour se parler
Pendant l’essai, Charley Kline était au téléphone avec Bill Duvall, son collègue de Stanford.
À chaque lettre envoyée, Bill Duvall confirmait de vive voix qu’elle était bien arrivée.
Le premier réseau informatique s’appuyait donc sur une bonne vieille ligne téléphonique.
3. Une heure pour finir le mot
Le plantage n’a pas duré. Après correction du problème, le mot LOGIN est enfin passé en entier, environ une heure plus tard.
Personne n’a rien dit de spécial. Il y avait encore du travail.
4. Quatre ordinateurs, pas un de plus
En décembre 1969, le réseau relie seulement quatre sites : l’université de Californie à Los Angeles, le Stanford Research Institute, l’université de Californie à Santa Barbara et l’université d’Utah.
La carte complète d’Internet tenait sur un petit schéma.
5. L’ancêtre du routeur
Ces ordinateurs ne parlaient pas la même langue. Pour les faire dialoguer, on a utilisé des machines appelées IMP, qui découpaient les messages en petits paquets et les remontaient à l’arrivée.
Chacune pesait environ 400 kg. Votre box, elle, tient dans une main.
6. Personne n’a fêté l’événement
Le journal de bord de l’époque contient une simple ligne à 22h30, qui note la connexion avec Stanford.
Pas de point d’exclamation. Pas de champagne. Personne n’avait conscience d’assister à un début.
7. 1971 : l’e-mail et l’arobase
Ray Tomlinson, ingénieur dans une société nommée BBN, met au point la messagerie sur ce réseau. Le premier e-mail est envoyé entre deux machines posées côte à côte dans le même laboratoire.
Pour séparer le nom de la personne et celui de la machine, il choisit un symbole peu utilisé sur son clavier : le @.
Cinquante ans plus tard, on le tape encore tous les jours.
8. 1983 : le grand basculement
Le 1er janvier 1983, tous les ordinateurs du réseau adoptent le même langage de communication, le TCP/IP, imaginé par Vinton Cerf et Bob Kahn.
Cette date est souvent considérée comme la naissance de l’Internet moderne. Quelques retardataires sont restés déconnectés jusqu’à trois mois, le temps de s’adapter.
9. 1991 : arrivée du Web
Internet existe depuis vingt ans quand Tim Berners-Lee, au CERN, invente le Web : les pages, les liens, le premier navigateur et le premier serveur.
Internet et le Web ne sont donc pas la même chose. Internet, c’est la route. Le Web, ce sont les maisons que l’on visite.
10. Et en France ?
Dès le début des années 1970, une équipe française dirigée par Louis Pouzin développe le réseau Cyclades, qui inspire directement le TCP/IP.
Mais en 1978, l’État arrête de le financer et mise sur Transpac et le Minitel, lancé auprès du grand public en 1982 et débranché le 30 juin 2012.
La France a joué un rôle décisif dans l’histoire d’Internet, même si on en parle peu.
Deux ans déjà
Internet a commencé avec deux lettres, quatre ordinateurs et un plantage.
Jelenote.com a démarré beaucoup plus modestement, mais la logique est la même : on commence petit, on tâtonne, on corrige, on avance.
Il en va de même pour votre site. Il n’a pas besoin d’être parfait pour exister, mais il doit évoluer avec vos clients.
Merci à celles et ceux qui nous lisent depuis le début. Et si vous voulez savoir où en est votre site, notre audit internet fait le point, sans jargon et avec des actions concrètes.

