Rentrée : 7 choses à vérifier avant qu’un client ne le fasse à votre place

Les enfants ont repris l’école. Les boîtes mail commencent doucement à se remplir. Et pendant que tout le monde tente de retrouver son rythme, il y a une chose qui, elle, n’a peut-être pas bougé depuis le mois de juillet : votre présence en ligne. Pas de panique. On ne vous demande pas de refaire votre site, de changer de logo ou de publier 14 fois par semaine sur LinkedIn. Mais après quelques semaines d’été, un petit contrôle technique numérique ne fait jamais de mal. Car lorsqu’un prospect cherche votre entreprise, il ne consulte pas uniquement votre site.

Conseil-Site internet

Il peut passer par Google, Google Maps, les réseaux sociaux… ou demander directement à une IA ce qu’elle pense de vous.

Alors, avant de repartir à fond pour cette nouvelle saison, voici 7 vérifications qui peuvent vous éviter quelques mauvaises surprises.


1. Votre fiche Google est-elle toujours à jour ?

C’est probablement le contrôle le plus rapide.

Recherchez votre entreprise sur Google et regardez votre fiche comme si vous étiez un client.

Nom ? Adresse ? Téléphone ? Horaires ? Site Internet ? Photos ? Catégorie ?

Tout est-il encore correct ?

Et surtout : avez-vous pensé aux horaires exceptionnels ?

Une fermeture estivale qui apparaît encore comme “fermé temporairement”, un numéro de téléphone qui n’est plus utilisé ou une ancienne adresse peuvent suffire à envoyer un client chez quelqu’un d’autre.

Google permet justement aux entreprises de modifier leur fiche pour maintenir à jour leur adresse, leurs horaires, leurs coordonnées ou leurs photos, informations ensuite visibles notamment dans Google Search et Maps. (Assistance Google)

Le petit test

Tapez simplement :

Nom de votre entreprise + ville

Puis regardez ce que Google affiche.

Pas ce que vous pensez qu’il affiche.

Ce qu’il affiche réellement.

C’est parfois très instructif.


2. Et quand on cherche votre entreprise sur Google… que trouve-t-on vraiment ?

Deuxième test : sortez de votre fiche Google.

Faites quelques recherches comme pourrait le faire un nouveau client :

Votre entreprise

Votre activité + votre ville

Votre activité + près de chez moi

Votre principal service + votre ville

Regardez les résultats.

Votre site apparaît-il ?

Votre page Google ?

Vos réseaux sociaux ?

Un ancien article ?

Un annuaire que vous aviez oublié ?

Une information obsolète ?

Un concurrent qui prend beaucoup de place ?

L’objectif n’est pas de paniquer devant chaque résultat qui n’est pas parfait.

C’est simplement de voir votre entreprise avec les yeux de quelqu’un qui ne la connaît pas encore.

Et parfois, cette petite expérience vaut mieux qu’une longue réunion marketing.


3. Et si vous demandiez directement à une IA ?

Bienvenue dans la nouvelle version du contrôle technique.

Ouvrez ChatGPT, Gemini, Perplexity ou une autre IA et posez-lui quelques questions sur votre entreprise.

Par exemple :

« Que peux-tu me dire sur [nom de mon entreprise] ? »

Ou, encore plus intéressant :

« Quelles entreprises proposent [votre activité] à [votre ville] ? »

Puis observez.

Êtes-vous cité ?

Comment êtes-vous présenté ?

Les informations sont-elles exactes ?

Votre activité est-elle correctement comprise ?

Vos concurrents sont-ils cités à votre place ?

Évidemment, il ne faut pas considérer la réponse d’une IA comme une vérité absolue : ses réponses peuvent varier et comporter des erreurs.

Mais c’est désormais un nouveau point de vue intéressant sur votre visibilité numérique.

Google lui-même indique que ses fonctionnalités de recherche utilisant l’IA continuent de s’appuyer sur les fondamentaux du référencement : contenu utile, fiable, original et pensé pour les utilisateurs. Il n’existe pas, selon Google, de “référencement magique pour l’IA” séparé du SEO classique. (Google for Developers)

Le bon réflexe

Ne cherchez pas à “tricher avec l’IA”.

Commencez par vérifier que le Web raconte correctement votre entreprise.

C’est déjà une excellente base.


4. Vos réseaux sociaux racontent-ils encore la bonne histoire ?

Direction Facebook, Instagram, LinkedIn, TikTok ou tout autre réseau sur lequel votre entreprise est présente.

Et posez-vous une question toute simple :

Si je découvrais cette page aujourd’hui, est-ce que je comprendrais immédiatement ce que fait cette entreprise ?

Vérifiez notamment :

  • votre photo de profil ;
  • votre couverture ;
  • votre description ;
  • votre adresse ;
  • votre téléphone ;
  • votre lien vers le site ;
  • vos horaires ;
  • vos services ;
  • vos derniers contenus ;
  • vos messages automatiques.

Et surtout…

Regardez votre dernière publication.

Si elle commence par :

« Toute l’équipe vous souhaite une excellente année 2023 ! »

Il est probablement temps de faire quelque chose.

On exagère.

Mais à peine.


5. Qui s’occupe encore de votre hébergement ?

Voilà le genre de vérification dont on ne se souvient généralement qu’au moment où quelque chose ne fonctionne plus.

Votre site fonctionne parfaitement ?

Excellent.

Mais savez-vous encore :

  • chez quel hébergeur il est installé ?
  • quand votre nom de domaine doit être renouvelé ?
  • quand votre hébergement arrive à échéance ?
  • si les sauvegardes fonctionnent ?
  • si votre CMS est à jour ?
  • si vos extensions sont à jour ?
  • quelle version de PHP est utilisée ?
  • quel moyen de paiement est enregistré ?

Et justement : regardez votre carte bancaire.

Une carte qui a expiré peut sembler être un détail.

Jusqu’au jour où elle empêche le renouvellement automatique d’un service essentiel.

Pour les prestations récurrentes, lorsqu’un prélèvement bancaire est possible, un mandat SEPA peut être une solution plus pérenne qu’une carte bancaire à renouveler régulièrement.

Autre point technique à vérifier : PHP.

En septembre 2026, PHP 8.2 bénéficie encore de correctifs de sécurité jusqu’au 31 décembre 2026, tandis que PHP 8.3, 8.4 et 8.5 sont toujours supportés au-delà.

Vous n’avez évidemment pas besoin de connaître PHP.

Mais vous devez savoir qui est censé s’assurer que votre site fonctionne avec une version encore supportée.

Parce que “ça fonctionne” et “c’est correctement maintenu” sont deux choses différentes.


6. Votre site est-il toujours en règle ?

C’est la partie beaucoup moins amusante.

Donc forcément, nous allons vous demander de la faire. 😇

Les informations présentes sur votre site doivent rester cohérentes avec la réalité de votre entreprise.

Vérifiez notamment :

  • vos mentions légales ;
  • votre identité et vos coordonnées ;
  • les informations concernant votre hébergeur ;
  • vos CGV si vous en avez ;
  • vos informations sur le traitement des données personnelles ;
  • vos cookies et leur consentement lorsqu’il est nécessaire ;
  • les informations relatives au médiateur de la consommation lorsque votre activité y est soumise ;
  • vos informations tarifaires et commerciales.

Les obligations varient selon votre statut et votre activité, mais les mentions légales et certaines informations relatives aux données personnelles font bien partie des éléments à contrôler régulièrement. (economie.gouv.fr)

Le test le plus simple

Ouvrez votre page Mentions légales.

Et demandez-vous :

« Si mon entreprise était créée aujourd’hui avec les mêmes informations, est-ce que cette page serait toujours exacte ? »

Si vous avez changé d’adresse, de numéro, de statut, d’hébergeur ou d’activité depuis la dernière mise à jour…

Vous avez probablement trouvé quelque chose à corriger.


7. Et votre newsletter, elle fonctionne toujours ?

Dernier arrêt : la boîte mail.

Pas celle dans laquelle vous avez 2 847 messages non lus.

Votre newsletter.

Testez votre formulaire d’inscription.

Est-ce que l’inscription fonctionne ?

Le mail arrive-t-il ?

Le lien de désinscription fonctionne-t-il ?

Les informations demandées sont-elles encore nécessaires ?

La personne comprend-elle clairement ce à quoi elle s’inscrit ?

Et surtout :

avez-vous vérifié les règles applicables à vos envois ?

La CNIL a publié de nouvelles recommandations sur les communications électroniques le 10 juin 2026. Pour la prospection commerciale par email auprès des particuliers, le consentement préalable est en principe nécessaire ; pour les professionnels, le régime est différent, avec notamment la possibilité de s’opposer simplement aux sollicitations dans les conditions prévues. Dans tous les cas, l’identité de l’émetteur doit être claire et un moyen simple de ne plus recevoir les sollicitations doit être proposé. (CNIL)

Et attention à un piège classique :

une newsletter “informative” peut aussi relever de la prospection commerciale selon sa finalité.

Ce n’est donc pas uniquement le mot “newsletter” qui détermine les règles applicables. (CNIL)

Si vous avez le moindre doute sur votre situation, mieux vaut vérifier votre dispositif avec un professionnel compétent plutôt que de considérer qu’une vieille case cochée il y a cinq ans règle définitivement la question.


Le contrôle technique ne prend finalement que quelques minutes

  • Google.
  • Votre fiche établissement.
  • Les résultats de recherche.
  • Une IA.
  • Vos réseaux sociaux.
  • Votre hébergement.
  • Votre site.
  • Votre newsletter.

Tout cela peut sembler beaucoup.

Mais vous pouvez déjà faire un premier passage en moins d’une heure.

Et vous découvrirez peut-être que tout va très bien.

C’est même le meilleur scénario.

Vous pourrez refermer tous ces onglets et retourner à votre rentrée.

Mais vous découvrirez peut-être aussi :

une ancienne adresse,

un numéro qui n’est plus le bon,

une carte bancaire expirée,

un site qui tourne sur une vieille version technique,

une page légale qui n’a pas été actualisée,

une newsletter dont le formulaire ne fonctionne plus,

ou une IA qui présente votre entreprise comme si elle avait été créée par votre pire concurrent.

Et dans ce cas…

mieux vaut le découvrir vous-même avant votre prochain client.


Votre présence en ligne n’a pas pris de vacances

Votre entreprise a peut-être ralenti pendant quelques semaines.

Internet, lui, n’a pas fermé en août.

Google a continué à indexer.

Les clients ont continué à chercher.

Les réseaux sociaux ont continué à publier.

Les IA ont continué à répondre.

Et votre site a continué à vivre sa petite vie numérique, quelque part sur un serveur.

Alors, avant de replonger complètement dans le rythme de la rentrée, prenez quelques minutes pour regarder ce que votre entreprise raconte aujourd’hui sur le Web.

Pas ce que vous aimeriez qu’elle raconte.

Ce qu’elle raconte vraiment.

Parce qu’en matière de présence numérique, le plus gros problème n’est pas toujours de ne pas être visible.

C’est parfois d’être visible…

mais avec de mauvaises informations.


💡 Et si vous faisiez votre propre contrôle technique ?

Chez Jelenote, nous avons l’habitude de regarder une présence numérique dans son ensemble : site Internet, visibilité, outils, hébergement, contenus et cohérence des informations.

Parce qu’un site Internet n’est pas une île.

Il fait partie d’un écosystème beaucoup plus large.

Et parfois, avant de vouloir tout changer, il suffit de commencer par regarder ce qui existe déjà.

Bonne rentrée ! 🚀

Oh bonjour 👋 Ravi de vous rencontrer.

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